
Distinction entre les régimes applicables aux dirigeants d’entreprise :
Les gérants minoritaires ou égalitaires rémunérés de SARL et les dirigeants de SA et SAS sont assimilés à des salariés et affiliés au régime général.
Les travailleurs assimilés à des salariés ne bénéficient pas du régime d’assurance chômage, qui est réservé aux personnes ayant conclu un contrat de travail. Ce qui peut expliquer le cumul d’un mandat social avec un contrat de travail.
Au titre d'une rémunération du travail le dirigeant se voit allouer : salaires, bonus, primes, indemnités, jetons de présence, avantages en nature ou encore des stocks options (options de souscription ou d'achat d'actions attribués aux membres du personnels de la société et plus spécialement aux dirigeants).
Il s’agit de faire la balance entre les avantages et les inconvénients des deux types de rémunérations, d’un point de vue fiscal : c’est l’optimisation fiscale des rémunérations. L'avantage majeur des dividendes est qu'ils ne sont pas assujettis aux charges sociales. Alors que, sur un salaire, celles-ci peuvent atteindre jusqu'à 60 % au total.
Seulement, le salaire et les charges afférentes sont déductibles fiscalement pour la société. Les dividendes ont un inconvénient pour ce qui est de l'impôt sur le revenu : ils ne bénéficient pas de la déduction forfaitaire de 10 %, ni de l'abattement général de 20 %.
Les dividendes sont désormais assujettis à la CSG, à la CRDS et au prélèvement social, soit 10 % au total. Les salaires ont également été assujettis à la CGS et à la CRDS, mais la hausse de ces prélèvements a été compensée en grande partie par une baisse des charges sociales. Ensuite, en raison de l'avoir fiscal, le dividende est taxé sur 150 % de son montant. Au final, la CSG et la CRDS pèsent à hauteur de 15 % sur le dividende versé. Pour couronner le tout, le dividende fait monter beaucoup plus vite le dirigeant dans les tranches hautes du barème d'imposition.
Par ailleurs, pour que ses parts dans la société soient exonérées d'impôt sur la fortune (ISF) au titre des biens professionnels, le dirigeant doit montrer qu'il s’agit d’une rémunération normale, et que celle-ci représente au moins 50 % de ses revenus d'activité. Si le salaire est anormalement bas, le fisc pourra avancer que cette condition n'est pas remplie, même si le dirigeant n'a pas d'autres activités professionnelles. Et le dividende n'étant pas une rémunération d'activité, n'escomptez pas d'exonération.
| Avantages du salaire | Avantage du dividende |
| Son montant (toutes charges sociales comprises) minore d'autant le bénéfice de l'entreprise imposable à l'IS. | Ni l'entreprise ni le dirigeant n'ont à payer de charges sociales sur son montant. |
| Il procure des droits à la retraite, proportionnels aux cotisations versées. | |
| Il bénéficie des abattements de 10 % et 20 % pour la détermination du revenu imposable. |
Il faut voir aussi les moyens d’optimiser la rémunération des dirigeants en comparant la situation de PDG de SA ayant la statut de salarié et celui de gérant majoritaire d’une SARL, travailleurs non salarié.
On réalise ici deux simulations basées sur deux régimes différents.
A court terme, le statut de gérant majoritaire est meilleur, puisqu’il est exempt de cotisations. Mais ce que le gérant majoritaire économise en cotisations correspond pour une large part à des avantages sociaux (retraite, notamment) qui font partie des acquis du PDG salarié. Le PDG bénéficie cotise chaque année une certaine somme, dont il bénéficiera au moment de la retraite. Une rémunération différée pour le dirigeant d’une SA que n'a pas le gérant majoritaire !
Ils ne relèvent donc d'aucun régime de retraite et n'y paient aucune cotisation. Ils peuvent cumuler leur activité non rémunérée tout en percevant leur retraite du régime général.
La retraite progressive Le cumul emploi retraite