
Nous vous présentons ici quelques questions pratiques fréquemment posées sur la protection sociale des retraités :
Une fois à la retraite, les remboursements de la Sécurité sociale se fait sur la même base que lorsque vous étiez salarié.
Rien ne change au niveau des remboursements : si vous percevez une pension de retraite au titre d’une activité salariée, l’assurance maladie vous versera les prestations en nature auxquelles vous avez droit. Vous serez remboursé comme tout assuré du régime général.
Vous cotisez sur votre pension de retraite (base et complémentaire). Le taux de la CSG est actuellement de 6,6 % et celui de la CRDS est fixé à 0,5 %.
Certains retraités sont toutefois exonérés en totalité ou en partie de ces prélèvements en fonction de leurs revenus. Sur vos retraites complémentaires, vous acquitterez en plus une cotisation d'assurance maladie égale à 1 %.
Les retraités d'un régime de travailleurs indépendants (commerçants, artisans, professions libérales) relèvent d'un régime qui leur est propre. Toutefois, les remboursements auxquels ils ont droit sont quasi-identiques à ceux des ex-salariés.
Les patients atteints d'une affection de longue durée (ALD) bénéficient d'une prise en charge à 100% par la Sécurité sociale.
Vous pouvez toutefois bénéficier d'un taux de prise en charge de 100 % notamment dans les cas suivants :
Ce qui n'est pas couvert à 100% :
Le taux de prise en charge de 100% est toujours établi sur la base des tarifs de la Sécurité sociale.
Elle ne concerne ni les dépassements d'honoraires, ni la participation forfaitaire de 1 € demandée aux assurés, ni le forfait hospitalier.
Si votre pension de retraite est très modeste, vous pouvez peut-être bénéficier d'une complémentaire santé gratuite via la Couverture maladie universelle (CMU). Sous condition de ressources.
Ce qui est pris en charge :
La CMU complémentaire prend en charge le ticket modérateur en soins de ville (consultation et prescriptions) ou à l'hôpital, le forfait hospitalier et, dans certaines limites fixées par la réglementation, les dépassements tarifaires pour prothèses ou appareillages (principalement en dentaire et en optique).
Vos soins sont pris en charge à 100 % en tiers payant et les professionnels de santé ont l'obligation de respecter les tarifs reconnus par la sécurité sociale.
Pour obtenir la CMU complémentaire, il faut s'adresser à la Caisse primaire d'assurance maladie.
Certaines personnes peuvent bénéficier d'un crédit d'impôt pour souscrire une complémentaire santé.
Si vous ne pouvez pas bénéficier de la CMU complémentaire.
Cette aide s'adresse aux personnes dont les revenus se situent entre le plafond de la CMU complémentaire et ce même plafond majoré de 15 %.
Le montant du crédit d'impôt varie en fonction de l'âge des personnes concernées (l'âge est apprécié au 1er janvier de l'année).
Pour les contrats signés à compter de 2006, l'aide s'élève à 400€ par an pour les 60 ans et plus.
Il faut également bien cerner vos besoins : lunettes, soins dentaires, appareil auditif, cures thermales sont des soins onéreux et peu remboursés. Si vous pensez avoir de tels frais à engager mieux vaut prévoir un bon taux de prise en charge.